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Ma perspective de la médiation table sur les forces et les capacités familiales à maîtriser la situation et à aller de l’avant avec leurs projets de vie semblables et distincts plutôt que de s’attarder aux déficits que provoque la rupture.  

Mon rôle est d’amener les personnes à trouver elles-mêmes les bases d’un accord durable et mutuellement acceptable, tenant compte des besoins de chacun et particulièrement de ceux des enfants, dans un esprit de coresponsabilité parentale.  C’est en prenant appui sur le médiateur que les parents pourront se mettre à distance de leurs conflits et ainsi envisager une réorganisation familiale portant sur de nouveaux équilibres.  Au-delà de la crise, le couple pourra ainsi demeurer et maintenir une relation parentale appropriée à l’enfant.


 

 

Mon rôle de médiateur

La médiation libre

Et l'enfant dans tout cela?

Outre la médiation volontaire et la médiation judiciaire, j’exerce un troisième type de médiation que j’intitulerai la médiation libre :
⦁    Je permets de rétablir un dialogue entre un parent et un adolescent ou un jeune adulte.
⦁    J’améliore la communication entre frères et sœurs ou entre adultes de générations différentes.
⦁    Je peux aussi  organiser le droit de visite des grands-parents.
⦁    J’améliore les liens dans les familles recomposées et pense la place de chacun comme celle d’un beau-père.
⦁    ….


 

La place de l’enfant dans la société et la famille a profondément changé ces dernières décennies. Longtemps objet d’interventions, il est de plus en plus reconnu comme sujet, voire comme acteur.  

En fonction de son développement psychologique, de son âge, de ses besoins face à la séparation parentale, l’enfant peut participer activement et de manière propre au conflit entre ses parents.  Il peut, sans le vouloir, activer le conflit par des comportements, des stratégies qui sèment la confusion et blessent  quelquefois les parents.  Pourtant, l’enfant tente seulement de se protéger, de se défendre, d’exprimer au mieux ses besoins et la détresse de sa famille.  A travers toutes ces manières d’expression, ce que l’enfant désire manifester avant tout, c’est son besoin de garder l’amour de ses deux parents et de grandir avec eux.  

La parole de l’enfant n’est donc pas une parole « pour » ou « contre », ni une parole de revendication, c’est une parole dépendante ou indépendante, hors même du contexte conflictuel. Elle doit passer nécessairement par ses deux parents.  C’est de la responsabilité des adultes de permettre à l’enfant de mieux se situer dans la séparation parentale et de garder sa juste place d’enfant.

J’offre cet espace parce que je  traite de manière indépendante le conflit des adultes et la présence de l’enfant.  S’occuper efficacement de la parole des enfants, c’est d’abord  s’occuper de l’espace de parole des parents.  
Dans ma pratique, j’ai constaté qu’il est intéressant d’intégrer l’enfant en cours ou en fin de médiation et ce avec l’accord des parents pour entendre les décisions prises à son sujet ou pour recourir à sa parole dans la mesure où celle-ci lui permet de donner un sens à ce qu’il vit, de mettre des mots sur ses maux, sa souffrance, ses craintes, ses besoins mais aussi ses interrogations.  

Accepter d’écouter l’enfant, c’est le respecter dans ce qu’il est.




 

« J’ai fait un rêve.
Dans notre société où la médiation familiale est de plus en plus présente, tout enfant placé en situation conflictuelle avait gardé sa juste place d'enfant et sa parole était accueillie, écoutée ou restituée dans un grand respect de la personne. Alors puisse ma pratique revêtir un certain intérêt. »

 

« Les enfants ont plus besoin
de modèles que de critiques. »

Joseph Joubert
Extrait des Pensées


 

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